Pourquoi l’électronique de votre voiture est si bien protégée ?

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Depuis septembre 2018, les passages au contrôle technique de votre voiture a été renforcé. Malheureusement, ce n’est pas au niveau de ce que l’on attendait, mais cette décision provient du conseil des ministres. Il a été annoncé que les futur contrôle technique disposeraient de nouveaux moyens pour contrôler les fraudes et les pannes éventuelles, avec de nouveaux outils de lecture diagnostique qui seraient connectés pour la première fois aux ordinateurs au bord des véhicules. Selon des sources du ministère de l’Économie et de l’Industrie, il s’agirait  » d’un premier pas vers l’inspection des systèmes de sécurité électronique et l’amélioration du contrôle des émissions. »Néanmoins, la réalité est telle que cela ne pourra pas se faire tout de suite. En effet, il n’est pas possible aujourd’hui de se connecter à tous les services électroniques d’une voiture récente.

Le système d’émission de pollution seulement accessible

Ces nouveaux tests complémentaires lors des contrôles étaient destinés à une mise en œuvre progressive. Après que le ministère ait décidé des équipements de diagnostic à utiliser, les premiers tests ont été effectués pendant près d’un an pour vérifier leur viabilité et valider si ces outils étaient capables de contrôler tous les dispositifs d’émission, de sécurité et d’identification du véhicule. Et c’est là que le système prévu a échoué : Les garagistes ne pourront pour l’instant que contrôler que les systèmes d’émission et rien d’autre. Pourquoi ?

Des dirigeants d’entreprise de réparations auto ont d’ailleurs exprimé leur avis sur ce changement :  « Les conclusions sur les caractéristiques techniques des équipements de lecture OBD à utiliser lors des contrôles techniques ont rendu nécessaire de limiter la lecture des tableaux OBD à une partie des systèmes de contrôle des émissions atmosphériques. En raison des différentes délimitations techniques, la lecture OBD dans les garages ne recueille que des données sur l’état et le fonctionnement des différents éléments du système de traitement des émissions des véhicules, sans tenir compte de la lecture des informations OBDclick d’autres tableaux tels que les systèmes de sécurité de type ABS, Airbags… etc ».

Les codes des autres élémentsélectroniques ne sont pas synthétisés

Mais pourquoi, si au départ l’objectif était d’avoir accès aux contrôles de stabilité électroniques, à l’ABS, aux airbags, à l’éclairage, aux suspensions ou encore plus tard aux contrôles de vitesse, aux systèmes de vision nocturne et tout ce qui touche à la sécurité ? Rodrigo Radovan nous l’explique : « La lecture des informations contenues dans les unités de contrôle du véhicule (OBD) s’effectue au moyen de codes associés à un dysfonctionnement ou à une panne des différents éléments quicomposent les différents systèmes du véhicule. Jusqu’à présent, les seuls codes utilisés par les constructeurs pour vérifier les systèmes des véhicules qui sont harmonisés (les mêmes pour tous les constructeurs) sont ceux correspondant aux systèmes antipollution (E-OBD)… et uniquement pour les véhicules fabriqués après 2006.

En d’autres termes, pour accéder au reste de l’électronique et étendre le champ d’application de ces relevés au reste des tableaux, « le travail d’harmonisation et de législation au niveau international entre tous les fabricants doit d’abord être effectué », confirme Radovan. Par conséquent, il est aujourd’hui impossible de contrôler toute l’électronique des voitures comme c’était l’objectif initial.

Toutes ces informations signifient-elles donc que les contrôles sont définitivement suspendus sur le reste de l’électronique autre que le système de traitement des émissions ? Rodrigo Radovan nous donne sa dernière réponse :  » Plutôt que d’être suspendus, ils seront progressivement intégrés à l’avenir, mais il n’y a pas d’estimation de temps pour le moment par le Ministère, ni par l’Union européenne. Nous prévoyons donc qu’il faudra beaucoup de temps avant que cela se produise.