Tout savoir sur le syndrome des mouvements périodiques

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Le sommeil est une condition essentielle à un rythme de vie sain et équilibré. Cependant, les troubles qui y sont liés touchent à peu près 80 % de la population. Plus de 6 % de ces personnes sont atteintes de l’une de ses pathologies appelée syndrome des mouvements périodiques. Quelles sont les particularités de ce trouble, les causes ainsi que les solutions palliatives ? Voici des éléments de réponse.

Le syndrome des mouvements périodiques : explications

Ce trouble du sommeil se traduit par des mouvements inconscients ou involontaires des pieds durant les moments d’endormissement. Ces secousses sont répétées de manière souvent précise de 20 à 40 secondes d’intervalle. Les muscles des membres inférieurs fléchissent par le mouvement des genoux, des orteils, des hanches et plus rarement des membres supérieurs. Le syndrome MPJS (mouvements périodiques des jambes durant le sommeil) est classé comme trouble du sommeil parce que ces symptômes provoquent à chaque fois un microréveil chez le dormeur.

Son repos même dans un canapé convertible multi-usage est donc bien trop fractionné pour être qualitatif. Toutefois, les conventions et normes médicales du sommeil en la matière qualifient ces symptômes de « pathologiques », seulement lorsque le rythme surpasse 15 secousses par heure.

Il faut toutefois faire la différenciation entre un syndrome des MPJS et le syndrome d’impatience musculaire au réveil (SIME). Ce dernier intervient au moment de l’éveil et se caractérise par des sensations de picotement dans les jambes ou les pieds. Ces manifestations assez désagréables incitent le dormeur à secouer le membre en question pour se soulager. Notez que s’ils sont bien distincts, il peut arriver dans certains cas que le dormeur souffre d’une combinaison de ces deux troubles.

Les causes du syndrome des MPJS

Les causes de la pathologie des MPJS sont généralement des facteurs sous-jacents inconnus et difficiles à diagnostiquer. Toutefois, à certaines occasions les raisons sont assez claires pour permettre au praticien de dresser le profil du patient ainsi que les solutions appropriées pour l’aider à mieux dormir. Les facteurs déclencheurs les plus rencontrés sont :

  • Le manque d’air frais et de soleil
  • Une grossesse, un mauvais choix de canapé convertible
  • Un déficit en fer dans le sang
  • Utilisation inappropriée de stimulant, d’anabolisant, antidépresseur…
  • Les effets secondaires du traitement d’une insuffisance rénale, du parkinson, de la neuropathie, de la sclérose en plaques
  • Anémie, diabète.

Selon les statistiques, plus de 50 % des cas de troubles MPJS sont inhérents à un problème personnel d’ordre psychologique, physique ou à un antécédent familial.

Impacts du syndrome MPJS sur la santé

Les principaux effets de ce syndrome sont liés à une baisse de la qualité du sommeil. Les micro-réveils perturbent votre rythme de repos, ce qui engendre une fatigue excessive pendant la journée. La personne concernée souffre de somnolence chronique ce qui influe inévitablement sur sa qualité de vie à la fois sur un plan personnel et professionnel. On recense entre autres :

  • Une baisse de rendement,
  • Des difficultés à se concentrer,
  • Un temps de sommeil plus long peut empiéter sur d’autres tâches quotidiennes.

Dans les cas les plus graves ou les plus avancés, le patient présente un déséquilibre métabolique entraînant une perte ou un surplus de poids.

Les troubles du sommeil ont pour la plupart des manifestations et des causes semblables ou liées. De fait, pour établir un diagnostic de MPJS précis et fiable, le praticien devra effectuer un examen particulier appelé polysomnographie. Ce n’est qu’après ce test qu’il pourra distinguer des mouvements périodiques d’une impatience musculaire par exemple.

Soins et thérapies

La première des choses à faire est de déterminer l’origine du problème. Connaître la source de ce trouble du sommeil va permettre de trouver une thérapie efficace pour le guérir. Lorsque le patient présente un déficit sanguin en fer, il aura avant tout un traitement d’équilibrage. Il devra également améliorer son hygiène de vie en général pour espérer mieux dormir et donc mieux vivre.

Il peut arriver que la prise en charge des facteurs déclencheurs soit la solution la plus appropriée. Le thérapeute aura donc à cœur de soulager l’anxiété et le stress à la base du syndrome des mouvements périodiques. Dans les cas les plus rares, une literie inadéquate ou vieillissante peut provoquer ces symptômes. En optant pour un canapé convertible, vous bénéficiez de tout le confort d’un lit en journée comme la nuit.

Par ailleurs, selon la gravité du cas, un soin pharmacologique est envisagé. La dopamine étant la molécule naturelle responsable des états de sommeil, un traitement dopaminergique est très efficace pour réduire les micro réveils. Le patient dort plus profondément ce qui le rend moins sensible aux syndromes des MPJS.