La micro-mobilité : une aubaine du terrain pour dépolluer et désengorger les villes

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Les nouveaux moyens de micro-mobilité sont actuellement pointés du doigt par certaines associations de piétons et écologiques. Les premières accusent les engins de nouvelle mobilité de différents mésusage, comme les excès de vitesse mettant en danger les piétons, la circulation sur les trottoirs, ou bien encore une vitesse excessive de certaines trottinettes performantes. Les secondes mettent en cause le stationnement sauvage, voire, plus grave encore, le dépôt de ces engins dans certains fleuves ou rivières. Pourtant, le bon coté de ces nouveaux engins n’est pas assez souligné, car il présente, pour les villes, des avantages conséquents à prendre en compte.

 

Les avantages des nouvelles mobilités pour les villes

Les grandes villes connaissent aujourd’hui une problématique majeure : celle de la saturation automobile. C’est principalement avant et après les heures de bureau que les bouchons automobiles se forment, entraînant des trajets domicile-travail grimpant en flèche. Pour les travailleurs, cette situation est plus qu’inconfortable, car elle entraîne des conséquences néfastes pour la santé : stress, énervement, fatigue, pouvant mener certaines fois au « burn-out » cumulé avec les problèmes familiaux et professionnels.

La majorité des trajets pour se rendre sur son lieu professionnel étant de courtes distances, les moyens de micro-mobilité sont idéaux pour se déplacer. Moyennant un investissement plus que modeste, dans un hoverboard, une trottinette électrique ou un scooter électrique, ils présentent pour le « neo-utilisateur « des avantages certains : une facilité d’utilisation et de prise en main dès la première utilisation. Grâce à des prises standard et des batteries haute-performance, leur recharge s’effectue rapidement, allié à une autonomie de plus de 100 kilomètres pour certains modèles. Parfaitement étudiés au niveau ergonomique, ils peuvent, en outre facilement se plier pour être rangés dans un coin du bureau ou de la maison. Grâce à un nombre d’utilisateurs grandissant, les bouchons urbains pourront progressivement se réduire. Les émissions de co2 pour l’environnement seront également moindres. Les collectivités locales deviennent de plus en plus conscientes de ces avantages, et s’adaptent à ces dernières.

Coupler leur utilisation avec d’autres moyens de déplacements

Si l’utilisation de ces micro-mobilités est en plein essor et demande encore une éducation citoyenne vis-à-vis de leur utilisation (respect des voies de circulation, de la vitesse, du stationnement), il est possible de contribuer encore plus à la préservation de l’environnement et au désengorgement des villes en utilisant notamment l’autopartage et le co-voiturage.

A ce titre, il est essentiel de rappeler la différence entre les deux concepts. Le covoiturage est le fait d’utiliser le même moyen de transport afin embarquant plusieurs passagers qui effectuent le même trajet. L’autopartage, quant à lui, et un système qui permet à plusieurs utilisateurs d’utiliser, de manière successive, le même véhicule, pour différents trajets. Notons qu’à la fin de son utilisation, le véhicule est généralement stationné dans un parking spécifiquement dédié à cet effet.

Vous l’aurez compris, même si les nouvelles mobilités ou « micro-mobilité » ont le vent en poupe, il  n’existe pas une seule et même manière de préserver les villes de saturation automobile et  de la pollution. Il s’agit également, et avant tout d’une responsabilité citoyenne individuelle.